« Nous réaliserons 120 000 logements sociaux par an bien intégrés dans les villes et nous ferons disparaître l’habitat indigne. (…) Nous mobiliserons le foncier disponible de l’Etat et nous généraliserons, avec les Régions, les agences foncières régionales pour dégager suffisamment de terrains à construire (…) Nous triplerons les sanctions contre les communes qui ne respecteront pas les obligations de mixité sociale. »
Pénurie de logements, explosion des loyers, spéculation immobilière : la crise du logement atteint une gravité sans précédent. Chacun doit avoir accès à un logement. Cela relève aussi de l’égalité pour tous.
Trois outils parmi d’autres pour rattraper le retard en matière de logements sociaux en France.
D’abord, un objectif chiffré : 120 OOO logements sociaux par an, qui pourront être des logements locatifs sociaux purs, des logements sociaux intermédiaires et de l’accession à la propriété sociale.
Ensuite, donner un second souffle à la loi SRU, votée sous le gouvernement Jospin, qui oblige toutes les communes de plus de 3500 habitants à offrir 20% de logements sociaux sur le territoire. Aujourd’hui, certaines communes en sont loin. Désormais, celles qui ne le feront pas devront donc être sanctionnées financièrement, davantage qu’aujourd’hui. Le Projet propose de tripler les sanctions.
Enfin, la constitution de réserve foncière par l’Etat, via les agences foncières régionales, est une arme très intéressante. C’est d’ailleurs une idée empruntée à la région Ile-de-France, où elle sera opérationnelle à la fin de l’année 2006. L’agence foncière régionale a pour tâche d’acheter du terrain, de le revendre à des prix plus bas ou de geler le prix du terrain pour lutter contre la spéculation foncière.